A votre santé !

Ça y est le troisième jeudi du mois de Novembre est arrivé, et avec lui son fameux Beaujolais ! Ce petit vin primeur dont la renomée n’est plus à discuter, a fait son entrée dans les bars et restaurants de l’hexagone le 15 à minuit. C’est en effet une loi de 1985 qui a fixé les dates officielles de sa commercialisation au troisième jeudi du mois de Novembre. Depuis, le Japon est devenu le premier pays d’exportation de Beaujolais Nouveaux avec 6,3 millions de bouteilles importées en 2016. Les nippons organisent même des bains chauds de Beaujolais… Vendue entre 3 et 10 euros la bouteille, il est souvent décrié par les palais sensibles. Pourtant, lorsqu’il arrive, on ne peut s’empêcher d’y goûter !

Fraise, cassis ou banane ?

« On aura encore sans doute cette année une légère érosion de nos ventes mais on n’a plus de prix cassés et on note une montée en gamme, notre stratégie commence à payer », explique Dominique Piron, président d’InterBeaujolais .

On aura donc la chance de goûter un millésime « coloré et fruité » malgré une récolte réduite d’environ 30% après la sécheresse, le gel et la grêle qui ont assilli les vignes cette année. Mais cela suffira-t-il a faire perdre au Beaujolais son fameux goût de banane qui lui vaut sa mauvaise réputation ? Pas facile à dire… Lui qui a été la meilleure et la pire aventure du vignoble du Rhône… Mais c’est également lui qui a marqué les esprits de générations entières d’étudiants !

Premiers émois

Prenez n’importe quel jeune pro, et parlez-lui de Beaujolais. Vous verrez ses yeux se mettent à briller, faisant remonter le souvenir des premières émotions estudiantines, vécues dans les bars parisiens où se mélangeaient les franchouillards de tous âges, acoquinés pour un soir, unis pour refaire le monde, liés pour partager l’arrivée de ce Beaujolais. Cela ne s’oublie pas !

« On les avait assassinés, les fêtes du faubourg et les bals de quartier, relégués au rayon souvenirs, avant guerre, belle époque, et c’était le bon temps. Mais il avait suffi de la fraîcheur d’un petit vin familier rigolo, populo, pour qu’un 14-Juillet tout neuf, improvisé, guilleret, remonte du pavé. […] Le beaujolais nouveau est arrivé ! Coquinet de la cuisse, un poil canaille, sans soutien-gorge, il était arrivé dans les arrière-gorges, un rien pute, léger et court vêtu, un brin muguet, un brin de fille, un doigt de Dieu, un doigt de cour. Il coulait source dans les hommes, il ne repartirait qu’en leur laissant au cœur le plus clair de la vie, la vertu d’un sourire. »  in le Beaujolais nouveau est arrivé, Denoël, 1975.

Quelle merveilleuse idée que de défier le temps en fêtant les Beaujolais Nouveaux, ce breuvage qui a initié les plus farouches d’entre vous. Combien d’étudiants ont fait leur première approche du vin lors d’une fête du Beaujolais ? Et pourquoi pas, confessons-le nous, jusqu’à la débauche ?

Même si ce breuvage gaulois et saisonnier est devenu au fil du temps un vin stéréotypé, markété, et sans âme, ne soyez pas réfractaires au Beaujolais. Il est votre ticket vers une désacralisation de la cave paternelle, vous permettant de cheminer tranquillement vers l’éducation de votre palais.

Pas d’excuse valable, tous les absents seront coupables.

Les associations étudiantes organisant l’événement phare de leur année autour du Beaujolais, ne manquent pas ! Quelle que soit l’école ou la faculté où vous êtes, vous trouverez sans difficulté le petit (ou grand) groupe d’étudiants chauvins qui attendent ce 3ème jeudi du mois de Novembre avec impatience. C’est ainsi que les étudiants de la Sorbonne organisent chaque année une grande dégustation de Beaujolais Nouveaux « bio » au sein de l’établissement. Et ceux là vont même plus loin, en distribuant des flyers qui donnent le ton : « La prohibition, ça suffit ! Messieurs les gouvernants, voulez-vous laisser périr cette merveilleuse civilisation du vin qui a tant donné à notre culture française, sous prétexte que le vin serait de l’alcool ? Nous demandons que soient autorisées et organisées des dégustations dans toutes les universités et les grandes écoles pour aider les jeunes à retrouver ce patrimoine vivant du vin ».

Ce n’est plus la peine d’hésiter, si ce n’est déjà fait, courrez déguster les première bouteilles de Beaujolais ! Et si vous ne savez pas quoi choisir, voici une petite séléction rien que pour vous 😉

Faites péter le son

Il paraît que les étudiants ont des problèmes d’audition. Il paraît que les étudiants passent trop de temps à écouter de la musique. Il paraît que les étudiants mettent leur santé en danger en écoutant de la musique trop fort… Et si on arrêtait de décider à votre place ? Et si on arrêtait de vous dire ce qui est bon ou pas ? Et si on arrêtait de vous restreindre ?

Depuis le mois d’août, boîtes de nuit et festivals sont soumis à une nouvelle réglementation faisant passer le niveau maximal de décibels sur une durée de 15 minutes, de 105 à 102. En cause : les trop grands risques de problèmes auditifs. Désormais, ces lieux de rassemblement devront « informer le public sur les risques auditifs », « mettre à disposition du public à titre gratuit des protections auditives » du type bouchons d’oreilles, et créer des « zones de repos auditif ou, à défaut, ménager des périodes de repos auditif » durant lesquelles le niveau sonore ne dépassera pas 80 décibels… Désormais, vous n’irez plus en boîte pour passer un bon moment entre amis, et célébrer vos succès mais pour vous informer des risques auditifs et récupérer des boules Quiès gratuitement. Désormais vous n’irez plus en festival pour découvrir de nouveaux artistes et vivre une expérience, mais pour vous « reposer » !

« En manque d’énergie ? Montez le son »

Chez Histoire de Rêver on est persuadé que, contrairement à ce que l’on veut vous faire croire, la musique n’est pas nocive, quel que soit son volume ! Alors chez nous, plus ça va, plus on monte le son. Une étude danoise à indiqué que les jeunes préfèrent écouter la musique forte, pour « mieux en profiter » et « faire le plein d’énergie », démontrant que la musique est un excellent moyen de se motiver et de se booster. Lequel d’entre vous n’a pas déjà senti son poil se hérisser à l’écoute du son qui le fait frissonner ?

La musique provoque une charge émotionnelle libératrice de l’énergie dans votre corps. Alors si vous avez besoin de mettre le volume à fond, faites-le !

« En manque de concentration ? Montez le son »

Et puisqu’écouter de la musique est bon pour la santé, Hervé Platel, professeur à l’université de Caen, va plus loin, et démontre qu’elle est même bonne pour votre concentration. Pour lui, la musique est « stimulante et permet de moins ressentir la fatigue ». Elle vous projette dans une « bulle intellectuelle » qui vous permettra de vous focaliser sur votre travail. Il rejoint également le fait que cette dernière libère votre dopamine, réduisant votre stress et vous procurant de l’énergie positive.

Retrouvez tous ses bons conseils ici

Ecouter de la musique reste l’activité culturelle préférée des 15-24 ans depuis 2011, selon Opinion Way. Ce n’est pas pour rien que vous avez classé la musique devant le cinéma et la télévision ; ce n’est pas pour rien que vous l’écoutez plus de deux heures par jours. Alors ne culpabilisez plus de rêver en musique, vivez votre passion et montez le son !

“Jetez-vous à l’eau, créez votre Asso”

Appréciées des recruteurs, valorisées par les établissements, prisées par les étudiants, les associations sont l’un des atouts majeurs des études supérieures. Encore faut-il que ces dernières soient vivantes et de qualité.

Les associations étudiantes sont en effet définies comme un moyen idéal de se familiariser avec le monde professionnel, en touchant du doigt les notions de management, de responsabilité ou encore de gestion de budget. « Pour les élèves, c’est une façon de mettre en pratique ce qu’ils apprennent à l’école. Cela permet d’avoir un terrain d’apprentissage supplémentaire. Une association, c’est une sorte de mini-entreprise », souligne Stéphanie Coquet, porte parole de l’Edhec Business School.

Une expérience associative est un excellent moyen de booster son CV ; la plupart des recruteurs sont très sensibles aux engagements étudiants dans ce type d’organisation. Il est donc indispensable pour tout nouvel arrivant dans une école, de s’investir dans ce qui peut représenter l’une de ses meilleures cartes par la suite, quitte à faire naître des vocations. Quel que soit le type d’association étudiante à laquelle on postule, il est indispensable de bien la choisir afin de pouvoir s’y investir réellement.

Encore plus appréciée que l’adhésion, la création d’association est de plus en plus en vogue ! Elle s’apparente de près à la fondation d’une start-up et c’est ce qui plaît tant aux étudiants, qu’à l’administrations et aux futurs recruteurs. Toutefois créer son association n’est pas chose aisée…

Histoire de Rêver vous dévoile ses conseils d’experts, pour vous faciliter la tâche !

« Choisissez une équipe de choc »

Votre équipe est la vitrine de votre association. C’est celle qui vous donnera l’image que vous souhaitez véhiculer auprès des étudiants. Il est donc indispensable de recruter les bons membres qui vous apporteront les compétences et le talent nécessaire à votre projet. Définissez des rôles précis pour chacun d’entre eux afin qu’ils occupent une place de choix au sein de l’équipe et connaissent les missions précises que vous leur confiez. C’est la base de votre stratégie !

« Ayez un projet ambitieux »

Quel que soit le domaine de votre association, ayez un programme innovant. Il ne s’agit de monter un projet que vous ne pourrez pas mener à son terme. L’important est d’avoir une idée originale, réalisable et convaincante. Démarquez vous des autres associations en proposant des activités inédites. L’essentiel est de repérer les centres d’intérêts qui n’ont pas été exploités pour en faire votre valeur ajoutée.

« Définissez vos objectifs »

Mettez-en place une stratégie précise et fixez vous un but ! N’oubliez pas d’investir votre équipe dans l’élaboration de celle-ci afin qu’elle se sente concernée et engagée. Votre conduite peut évoluer plusieurs fois au cours de l’année mais gardez toujours en tête votre ligne directrice. Cette dernière doit être établie dès le début de l’année afin de déterminer un angle d’attaque pour séduire vos futurs adhérents. Nom, visuels, plan de communication, événements… ne négligez aucun détail.

« Etablissez un lien privilégié avec votre école »

Parce qu’elle sera votre porte d’entrée, votre premier supporter puis votre soutien principal tout au long de l’année, n’oubliez pas d’intégrer votre école et les personnes en charge de la vie associative dans votre projet. Etablissez un lien de confiance avec votre administration. Celle-ci sera alors ravie de pousser votre projet, de vous prodiguer de judicieux conseils, et de vous aider dans les moments critiques.

« Ne négligez pas la partie administrative »

S’il existe de nombreuses formes juridiques pour votre association, la plus courante reste l’association loi 1901. Ce statut vous permettra de gérer en toute légalité votre projet, et de bénéficier de nombreux avantages. Rien de bien compliqué pour la mettre en place, il vous suffit de constituer un bureau, de rédiger vos statuts et de les déposer en préfecture. Retrouvez toutes les démarches sur le site du gouvernement (kit gratuit pour associations). Créer une association loi 1901 vous permet également de faire profiter vos sponsors et mécènes d’une réduction d’impôts !

Réduire vos impôts en donnant aux associations…Un argument de choc lorsque vous souhaiterez les démarcher. Alors foncez, et faîtes décoller votre projet !

« Gérez votre budget »

Il est parfois complexe d’avoir à gérer des budgets importants quand on manque d’expérience, mais il est indispensable de le faire de manière clairvoyante afin de favoriser la pérennité de votre association. N’hésitez pas à vous entourer de personnes compétentes et à demander des conseils autours de vous. Il n’y a jamais de mauvaise question, et mieux vaut prévenir que guérir. N’oubliez pas que vous êtes là pour apprendre !

« Choisissez les bons partenaires »

Quel que soit la nature de votre projet, prenez soin de choisir les partenaires adaptés, c’est à dire ceux qui vous permettrons de faire grandir rapidement votre association. Définissez vos propres critères de sélection, tout en portant une attention particulière à la qualité de la relation que vous pourrez établir ensemble afin de la rendre indispensable et durable. Pour toute question ou hésitation, Histoire de Rêver reste à votre écoute en permanence. N’hésitez pas à nous contacter pour nous dire ce qui vous fait rêver.

Bien entendu, il n’y a pas de recette miracle, de la même façon qu’il n’y a pas d’association parfaite. L’important et de porter un projet qui vous tient à cœur et que vous pourrez valoriser par la suite. N’hésitez pas à vous lancer, et n’oubliez pas « qu’il y a plus de courage que de talent dans la plupart des réussites » (Felix Leclerc).